Mes choix littéraires - Victoria Hoppe

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Mes choix littéraires

Mes choix littéraires - Victoria Hoppe

J’avais lu un roman qui se passait en France, dans le pays de Bretagne. J’avais appris que cette contrée était prodigue de lieux dotés de fantastiques légendes. Je me penchais avec plus d’attention sur ce sujet. Après être passé chez mon conseiller financier, je pris le temps d’aller voir un couple qui faisait partie des connaissances de ma mère. Au détour d’une conversation avec eux, je notais, sur un des carnets qui ne me quittent jamais, qu’un auteur du nom d’Anatole Le Braz avait compulsé une partie de ces récits. Je lus donc quelques recueils que j’empruntais à la bibliothèque de mon quartier. D’autres livres me furent chaudement recommandés par la bibliothécaire. Dans l’un d’eux, je découvris une histoire fantastique, celle de la ville d’Ys. Ce récit avait été écrit par Guy de Maupassant.

Cette cité était dans la baie de Douarnenez. Le roi Gradlon avait une fille, Dahut, qui se laissa tenter par le diable. Pour la punir de ses péchés, ainsi que tous les habitants de la ville, la ville fut engloutie par la colère de Dieu. Seuls, le roi et deux saints, échappèrent à la furie des eaux qui se déversèrent dans Ys. Ils fondèrent la ville de Quimper. De nombreuses réécritures du mythe se succédèrent depuis le quinzième siècle. Les historiens s’accordent à dire que cette légende est une parabole sur la christianisation de la Bretagne. En effet, la princesse aurait été à moitié fée par sa mère. Le fait qu’elle ait disparu ainsi que tous les habitants qui ne voulaient pas se convertir montre que les anciennes traditions populaires tendaient à être supplantées par les nouvelles.

Je remarquais qu’en Bretagne les korrigans, fées et lutins n’avaient pas cédé la place si facilement. Le mélange des cultures païennes et chrétiennes était flagrant, d’après ce que je déduisais des textes que j’avais lus. Je décidais de me rendre sur place pour constater de moi-même ce qu’il en était. Je ne fus pas déçue par mon voyage, même si le trajet pour arriver à ma destination me parut un des plus longs que j’ai fait. J’arrivais à l’aéroport de Lannion. Une réservation dans un hôtel de bord de mer m’attendait dans une petite ville, appelée « bourg ». Elle se composait de quelques rues et d’une dizaine de commerçants répartis dans le centre. Ma fenêtre s’ouvrait sur une vue magnifique de la baie qui s’étendait, vide, car la marée était basse. Je pris le temps de savourer cet instant merveilleux du coucher de soleil sur la mer lointaine.