Questions d’emploi - Victoria Hoppe

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Questions d’emploi

Questions d’emploi - Victoria Hoppe

Savez-vous qu’il y a des étudiants professionnels ? La question du chômage des jeunes est très préoccupante. Je suis sur le point de terminer mes études, et je suis en dernière année de licence en histoire. Une licence, c’est quatre années d’études universitaires. C’est du temps, de l’argent et beaucoup d’effort investi dans ce que je fais. Eh bien, quand je regarde mes options de carrière, je me dis que j’aurais mieux fait d’avoir économisé tout ce temps et l’argent et ne jamais être allé à l’université.

Quand on choisit les études supérieures, on le fait par passion. C’est à peu près à cet instant qu’on nous demande vraiment ce qui nous intéresse, et que l’on a le choix de faire ce qu’on aime. Entrer en faculté d’histoire fut un choix aisé. J’ai toujours aimé l’histoire, et connaître l’histoire, fait de nous ce que nous sommes et rend nos pays fort dans les relations internationales. Connaître l’histoire est la clef de la réussite sur le plan mondial. Le passé détermine l’avenir, et c’est en se référant au passe que nous pouvons éviter les erreurs du futur. Nul ne discute l’importance des historiens dans une société, mais on ne leur accorde pas la place qu’il leur revient de droit.

Un mathématicien est bien respecté dans notre société. C’est le cas d’un mathématicien ou d’un plombier. Bien qu’ils jouent des rôles diffèrent dans la société, nous savons bien qu’il en faut du tout pour faire un monde. Quand j’ai besoin de drainage , je sais à qui je dois faire appel. Cependant, on dénie souvent à l’historien sa place dans la société. Bien entendu, on le substitut au journaliste, au politicien ou encore à l’analyste des relations internationales. Même le philosophe peut prétendre faire le travail d’un historien. Conséquences ? Les pays occidentaux vont en guerre contre les pays du Monde Arabe et les politiciens américains ne savent pas si l’Afrique est un continent ou un pays.

Oui, on néglige la place des historiens. Oui, on ne les consulte pas pour savoir le pourquoi du comment. Dans le cas d’une guerre, l’historien doit être consulté au même point que le général. Il est important de faire des plans de guerre, mais le général des armées, ne sait pas faire des plans de paix, c’est le travail des diplomates. On prépare la paix au même moment que l’on prépare les plans de guerres. L’historien est là, pour rappeler les erreurs du passé, délimiter les frontières, expliquer quelle différence fondamentale existe entre les talibans et l’EI. Durant une réunion de famille, une de mes tantes qui est prof de sport m’a dit, « à quoi pensais-tu pour avoir choisi d’étudier l’histoire ? Dans quoi vas-tu travailler »  ? La question est aussi bête que pertinente, car je suis bien embêtée en ce moment pour trouver dans quel secteur me diriger.