Se vider de son stress - Victoria Hoppe

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Se vider de son stress

Se vider de son stress - Victoria Hoppe

Soumise à une grande pression à mon travail, et cela, pendant des semaines, j’avais l’opportunité de me reposer quelques jours à la campagne, chez ma tante Lucille. Je l’ai saisie, et j’ai préparé mon sac pour des vacances de huit jours. De mettre des robes à fleurs, des pantalons larges en coton et des petits pulls en cachemire dans ma valise m’a rendue toute joyeuse. J’aime les préparatifs, il est si agréable de prévoir mes tenues pour des journées de paresse, de promenade, de repos que ce moment est, à mes yeux, presque aussi important que les vacances. Lorsque j’ai terminé de mettre mes vêtements en ordre dans le sac, j’ai commencé à prendre les produits de beauté dont je ne voulais surtout pas me séparer. Ma crème de jour, mon masque à l’argile, mes toniques, je peinais à ne prendre que le nécessaire, car tout me semblait utile.

Après avoir vidé et rempli ma trousse de toilette plusieurs fois, j’ai fini par sélectionner les soins et les crèmes vraiment indispensables. J’ai ajouté une crème solaire, une pince à épiler, un coupe-ongle et des limes en papier, qui ont été difficiles à caser dans ma trousse presque pleine. J’ai passé en revue toutes les affaires que j’emmenais. Il me semblait que j’avais oublié un élément important, mais je ne parvenais pas à savoir lequel. J’ai mis de côté ce questionnement pour y répondre plus tard. J’avais du rangement à faire, avant mon départ, notamment sur le bureau et la table du salon. Je pose dessus les courriers que je reçois, en attendant de les trier. J’ai ouvert une enveloppe de grande taille. Elle contenait une partie des documents que m’avait remis mon conseiller en planification financiere Qu├ębec.

Ce rangement a été rapide, je savais exactement où mettre chaque papier. J’ai vu une invitation à un vernissage et j’ai répondu, par un message électronique, que je ne serais pas présente. Cet événement avait lieu pendant mon absence. Une fois que tout fut mis en ordre, j’avais toujours la sensation d’un oubli. J’ai mis dans le couloir de mon entrée ma valise, puis je suis partie me coucher. Le sommeil allait me gagner quand je me suis souvenue de ce que j’avais oublié. J’ai rallumé le luminaire proche de mon lit, je suis sortie de sous mes draps, et j’ai cherché dans ma garde-robe un coupe-vent ou une veste d’été. Sans une veste, je ne pourrais pas supporter la fraîcheur de la campagne en soirée.