Son premier véritable foyer - Victoria Hoppe

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Son premier véritable foyer

Son premier véritable foyer - Victoria Hoppe

J’ai une amie qui est orpheline, et qui n’a jamais connu le véritable bonheur familial. Elle a été éduquée dans un pensionnat géré par les sœurs. De plus, personne n’a eu la bonne idée de l’adopter. D’après ce que j’ai entendu, ses parents étaient morts dans un accident d’auto, et aucun des membres de sa famille ne s’était présenté pour la récupérer. Quand elle a enfin pu sortir du pensionnat, elle a eu toutes sortes de petits emplois, qui lui ont permis de financer ses études et où, après deux ans, elle a eu son premier diplôme universitaire. Malheureusement, face aux aléas de la vie, elle n’a pas été en mesure de poursuivre ses études, mais ce qu’elle avait obtenu, lui avait suffi pour construire sa vie et obtenir un poste dans une grande entreprise. Patrick, était un client de la compagnie avec qui je travaillais étroitement. Au fur et à mesure de nos rendez-vous professionnels, je lui parlais de mon amie. Patrick l’a invité à sortir avec lui. Elle était timide, mais tout à fait heureuse de la situation. C’était le premier homme de sa vie, au sens figuré, et au sens propre, puisqu’elle n’a jamais connu son père, c’était également son seul et unique ami. Quelques mois après leur première rencontre, il lui a présenté ses parents. C’était une grande famille, très connue, très riche, mais également très sociable et sympathique. Dès le premier contact, le courant était passé. Elle les aimait bien, comme eux également. Un an après, ils se sont mariés. Comme les parents de Patrick savaient qu’elle était orpheline, ils l’ont pris comme leur propre fille. Ils ont également tout pris en charge dans l’organisation du mariage, étant donné que Patrick travaillait encore dans la compagnie d’inspection par camera, que son père possédait, et qu’il demeurait dans une de leurs maisons en ville. Durant ce mariage, sa surprise était immense. À la fin de la cérémonie, qui s’était déroulée dans une des maisons les plus chics de la famille, comme cadeau, ses beaux-parents leur ont offert la maison. Sa belle-mère, qu’elle n’a pas hésité à appeler maman, lui a remis les papiers de la maison en main propre. Il y avait déjà son nom dans le document et un notaire les attendait le lendemain pour finaliser le transfert. C’était sa première maison, c’était son premier foyer en tant que tel. Elle en avait les larmes aux yeux, car après toutes les épreuves qu’elle avait traversées, elle se sentait enfin bénie. Sa « mère », l’a consolé. Elle lui a chuchoté qu’après son dur combat, elle méritait ce cadeau. Mais surtout, qu’elle méritait son fils plus que tout.