Un enfant sans futur - Victoria Hoppe

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Un enfant sans futur

Un enfant sans futur - Victoria Hoppe

Il y a huit ans, je suis devenu la belle-mère d’un garçon de huit ans, qui ne pas voulait me voir, ni me parler. C’était un très beau garçon, avec des grands yeux brun foncé, une copie miniature de mon chum. Comme il était tout petit, il ne pouvait pas comprendre pourquoi ses parents n’étaient plus ensemble, ou pour quelle raison, quand il était chez sa maman, il n’entendait que des mauvaises choses sur son papa.

J’ai essayé de toutes mes forces de l’aider à m’accepter, mais tout ce que j’ai obtenu, c’était une grimace. L’enfant me détestait. Il n’osait pas à le dire à haute voix, mais je l’ai ressenti chaque fois qu’il est venu à la maison. Je n’ai jamais essayé de remplacer sa mère.

C’est le seul enfant avec lequel je n’ai jamais pu créer un lien solide, une relation d’amitié. Dans les rares moments où il aimait passer de temps avec moi, il se souvenait soudainement qu’il devait avoir une mine coupable, un air triste. La première fois que cela est arrivé, je n’avais pas compris pourquoi il avait changé d’attitude aussi rapidement. Je me suis demandé si j’avais fait quelque chose de mal, si c’était ma faute.

Puis, quand j’ai vu que cela se répétait de la même manière, je me suis rendu compte que l’influence de sa mère était la source de son malheur. C’était elle qui empoisonnait l’enfant avec sa négativité et lui faisait développer un sentiment de culpabilité. Je n’ai pas été capable de comprendre pourquoi une femme saine aurait fait son fils se sentir coupable au lieu de jouir de la vie.

Par exemple, quand je lui achetais ses gâteaux favoris, il était heureux pour trois secondes en les voyants, puis il devenait triste et refusait de le manger. Ensuite, il me demandait s’il pouvait garder le gâteau, et de le partager avec sa mère, au lieu de le manger tout seul.

Quand je lui ai demandé la raison de sa soudaine tristesse, il a avoué qu’à son retour à la maison, sa mère lui disait qu’elle avait souffert pendant son absence, qu’il ne pensait pas à elle.

Je n’arrivais pas à croire qu’elle pouvait être aussi méchante avec son enfant, juste pour se venger de son ex.

Pendant les derniers huit ans, elle nous a fait plein des vacheries. Aujourd’hui, j’ai réalisé que le lavage de cerveau qu’elle faisait à son fils, était mission accomplie. Elle l’a transformé complètement en quelqu’un qui ne sait qu’accuser, et montrer du doigt. À seize ans, on aurait cru qu’il était prêt à affronter le monde, ou du moins, à le découvrir. Mais non ! Il ne veut rien faire. Il a l’impression d’être si spécial, que tout le monde l’aimera et l’acceptera sans rien lui demander. Peu importe le nombre de fois où il a dû reprendre sa première année du secondaire, il ne sait toujours pas faire une addition ou une multiplication !

Autant sa mère se comporte avec lui comme s’il avait encore six ans, il n’a aucune chance de survivre seul. Le moment où elle n’aura plus d’argent, ou quand ses clientes ne la solliciteraient plus pour leur traitement juvederm , elle lui montrera la porte. J’en suis certaine !